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Qui sont les COSP, et les NON COSP?
Qu'est ce que le
droit d'option ?
Pour les traducteurs et interprètes travaillant pour le
ministère de la Justice en France, la différence entre COSP et
NON-COSP concerne principalement le statut social et la manière
dont les cotisations sociales sont payées, ainsi que le niveau de
rémunération.
Voici l’explication claire.
Un COSP (Collaborateur Occasionnel du Service Public) est une
personne qui intervient ponctuellement pour l’État (police,
tribunal, juge, etc.) sans être salarié.
Caractéristiques principales :
Exemple de tarifs COSP (indicatifs)
En résumé :
Paiement moins élevé,
mais charges sociales déjà payées par l’État.
Le statut NON-COSP concerne les traducteurs/interprètes qui exercent leur droit d’option pour rattacher ces revenus à leur activité indépendante (micro-entreprise, entreprise individuelle, etc.).
Caractéristiques principales :
Exemple de tarifs NON-COSP
En résumé :
Paiement plus élevé,
mais charges sociales à payer soi-même.
Depuis le 1er janvier 2021, à la suite de l’arrêté du 24 décembre 2020 modifiant l’article A.43-7 du Code de procédure pénale, les traducteurs et interprètes peuvent bénéficier du droit d’option.
Ce dispositif, prévu par le décret n°2019-390 du 30 avril 2019, permet aux personnes participant occasionnellement à une mission de service public de demander que les sommes perçues pour ces missions soient rattachées à leurs revenus d’activité indépendante.
Concrètement, un traducteur ou interprète exerçant en tant que travailleur indépendant (entreprise individuelle ou micro-entrepreneur) et immatriculé auprès d’un organisme d’affiliation peut demander que les rémunérations issues de ses missions judiciaires soient intégrées à ses revenus professionnels non salariés.
Cette possibilité est encadrée par l’article D311-4 du Code de la sécurité sociale.
Pour exercer ce droit, vous devez transmettre plusieurs documents :
Si votre structure est récente et que l’URSSAF ne peut pas encore délivrer d’attestation de vigilance, vous pouvez fournir une attestation d’affiliation URSSAF. L’attestation de vigilance devra être transmise ultérieurement dès qu’elle sera disponible.
Vous devrez également fournir :
un certificat d’inscription au répertoire des entreprises et des établissements (SIRENE).
Les documents peuvent être transmis :
par email : cosp.dsjfip4@justice.gouv.fr
ou par courrier à l’adresse suivante :
Ministère de la Justice
13 Place Vendôme
75042 PARIS Cedex 01
Pour un traitement plus rapide de votre demande, l’envoi par email est recommandé.
Un accusé de réception électronique vous sera alors adressé.